vendredi 15 juin 2012

La droite minoritaire... mais le PS aussi

Fond de carte Gael M. L'Hermine et Politiquemania
Voici la carte des projections que nous avons réalisées à partir des résultats du 1er tour des élections législatives. Nous tenons compte des derniers développements de l'actualité de l'entre-deux-tours, y compris le "Twitgate" ou l'affaire Morano-Dahan. 
Nous avons effectué des projections de reports dans les 577 circonscriptions.
A la sortie, la majorité présidentielle, écologistes compris mais sans le Front de Gauche, obtient 305 sièges sur 577. A noter que le Front de Gauche en obtiendrai neuf, à égalité avec EELV. Ces deux forces n'auraient donc pas de groupe parlementaire, de même que le PRG (10 députés).
Le PS, avec 267 députés, n'aurait pas la majorité absolue (289 voix) à lui seul. En ajoutant le PRG et le MRC, on arrive à 281 mandats. Le reste peut être complété par quelques divers gauche.
Bref, le PS devra, si notre scénario se vérifie, sans doute composer avec d'autres forces pour soutenir le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Son équipe pourrait être légèrement remaniée après le second tour, même si aucun ministre ne devrait être battu.
On remarque sur la carte que le clivage est-ouest est de nouveau très fort. Dans l'Est, la droite semble disposer de davantage de réserves, elle pourrait donc davantage résister à cette vague qui s'annonce plutôt rose pâle.
Notre scénario prédit une majorité assez peu large pour la gauche. Cependant, nos calculs révèlent que de très nombreux duels se situent dans la marge d'erreur (moins de 52 % pour le vainqueur). Quelques variations dans la participation, le nombre de bulletins blancs et nuls et les transferts de voix pourraient changer la donne pour quelques dizaines de sièges.
A 48 heures du second tour, tout demeure possible...
Emmanuel SAINT-BONNET

mercredi 23 mai 2012

La gauche peut espérer une majorité d'une quarantaine de sièges... si le FN est fort

Quel scénario pour ces élections législatives qui se profilent pour les 10 et 17 juin? Vague rose comme en 1981? Majorité relative comme en 1988? Cohabitation comme en 1986 et 1993? Chambre ingouvernable?
Au lendemain de la présidentielle, nous avons voulu faire un tour d'horizon des 577 circonscriptions françaises, et proposer une première projection ci-dessous (cliquer sur la carte pour l'afficher en entier).
Fonds de carte: Gaël L'Herminier (Worldelections) et Politiquemania
Pour le moment, nous avons identifié quatre forces électorales: en rouge la gauche (PS, FG, EELV, PRG, MRC, divers gauche...), en bleu la droite (UMP, NC, ARES, PDC, MPF, CNI, divers droite...), en jaune le MoDem et en brun le FN et les apparentés du RBM.
Les pronostics pour le second tour demeurant très hasardeux tant que le premier n'a pas eu lieu, nous ne donnons que de grandes tendances. Nous les affinerons si besoin entre les deux tours.
Nos projections nous donnent très exactement 329 sièges à la gauche, 243 à la droite, 3 au FN et 2 au MoDem. Une gauche qui disposerait donc de 40 voix de majorité (289 sièges, soit la moitié des 577 de l'Assemblée nationale).
Un matelas confortable si nos projections se vérifient, mais nous sommes très loin d'un raz-de-marée. Nous sommes partis sur le scénario d'un FN fort provoquant des triangulaires meurtrières pour la droite. Si cette dernière résiste bien, la majorité pourrait être bien plus fragile... Les législatives suivant une présidentielle sont généralement peu favorables aux forces portant le "troisième homme" de cette élection (FN en 2002, MoDem en 2007), donc il s'agit de pronostics un peu audacieux.
Pour les réaliser, nous avons examiné les résultats de la présidentielle dans chaque circonscription, et les avons confrontés aux différentiels présidentielle/législatives de 2007. Pour les circonscriptions redécoupées, nous avons appliqué un différentiel basé sur les résultats nationaux, à partir du travail de Regards Citoyens sur le redécoupage.
Ces données ont été pondérées avec l'offre électorale dans chaque circonscription, déterminée par la liste officielle des candidats. Nous avons également pris en compte les analyses des participants au forum de Politiquemania dans chaque département.
Il nous reste d'ailleurs à remercier ici les animateurs de ce site, ainsi que Gaël L'Herminier, du site WorldElections, auxquels nous avons empruntées les fonds des cartes ci-dessus.
Emmanuel SAINT-BONNET

jeudi 5 janvier 2012

Ron Paul et les déçus d'Obama

Globalement conservateur et encore assez rural, l'Iowa donne traditionnellement le coup d'envoi des primaires à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle aux Etats-Unis. Dans cet Etat du Middle West, le modéré Mitt Romney l'a emporté mercredi 4 janvier de 8 voix devant le fondamentalisme chrétien Rick Santorum, le troisième homme, Ron Paul, plutôt proche des contestataires du Tea Party.
Toujours très férus de géographie électorale, les média américains ont poussé assez loin l'analyse en ce sens, témoin l'exemple du New York Times: http://elections.nytimes.com/2012/primaries/states/iowa.
Nous avons reproduit ci-dessus la carte qu'il vient de publier. Au dessus figure celle des résultats de la présidentielle de 2008, issue du site WordElections (http://uselectionatlas.org/RESULTS/state.php?year=2008&fips=19&f=0&off=0&elect=0).
Avant d'effectuer toute comparaison, rappelons tout de même que les deux électorats diffèrent radicalement. En 2008, tous les électeurs étaient appelés aux urnes, en 2012 seuls ceux inscrits comme républicains ont eu le droit de voter. En 2008, on a enregistré 1 537 123 suffrages, en 2012 seulement 122 255.
Cette précision faite, en ajoutant que ni la question ni l'enjeu n'étaient les mêmes, il est tout de même possible de dégager certaines tendances.
Tout d'abord, Mitt Romney arrive en tête dans les plus grands centres urbains. C'est d'ailleurs ce qui lui garantit sa légère avance, Rick Santorum ayant remporté davantage de comtés que lui. Romney obtient 34 % des exprimés dans le comté de Johnson, qui abrite la ville de Davenport, 29 % dans celui de Linn (Cedar Rapids), et 28 % à Polk (Des Moines).
L'urbanisation de l'Iowa concerne surtout l'est de l'Etat, davantage proche de la région des Grands Lacs. C'est la zone de force des démocrates, comme le démontrent les cartes des présidentielles 2008 et 2004 visibles sur WorldElection. La géographie électorale de Mitt Romney est d'ailleurs plus proche de celle de John Kerry, ce qui tend à prouver que ses partisans sont plus nombreux en zone démocrate, ou chez les républicains davantage enclins à voter démocrate à la présidentielle.
Sans surprise, la géographie des votes Santorum recouvre les parties les plus rurales de l'Etat, dans les trois quarts ouest. Elle correspond à peu près à celle de George Bush en 2004, mais coïncide aussi, dans la partie centrale et nord, aux votes Obama en 2008.
Mais le chaînon manquant entre 2004 et 2008, c'est Ron Paul. Le troisième homme l'emporte dans l'est rural et le nord-est, qui a également voté Obama en 2008.
Toutes proportions gardées, on peut y voir certains ressorts de la victoire de Barack Obama. Pour Sylvain Cypel, correspondant du Monde aux Etats-Unis, Ron Paul est le candidat "le plus antisystème" (http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/01/04/le-vainqueur-c-est-rick-santorum_1625418_3222.html). S'il maintient ce niveau dans la course à la présidentielle, sa géographie électorale sera la plus intéressante à observer. Il pourrait rassembler, chez les républicains, les électeurs les plus fragiles, anciens déçus de George Bush, aujoud'hui déçus de Barack Obama. Ceux qui ont contribué à faire la différence en 2008.
Il est bien entendu encore trop tôt pour définir des tendances. Ne serait-ce que parce qu'en 2008, le vainqueur de la primaire s'appelait Mike Huckabee, qui rassemblait un électorat davantage rural que Mitt Romney.
Mais, à l'instar de la présidentielle française, la ligne de fracture de ces primaires pourrait passer entre candidats antisystèmes et candidats intégrés. Celui qui saura faire la synthèse pourrait émerger et l'emporter.
Emmanuel SAINT-BONNET

lundi 1 août 2011

Un cinquième siège en balance pour les sénatoriales en Isère

Droite et gauche arrivent à une parité quasi-parfaite (50,1 % pour la première, 49,9 % pour la seconde) dans l'évaluation des grands électeurs des sénatoriales de ce mois de septembre, reproduite dans le tableau ci-dessus.
Nous sommes partis, pour élaborer cette évaluation, de l'hypothèse de deux listes à gauche (Vallini pour PS-FG-PRG et apparentés, Avrillier pour EELV) et de trois à droite (Saugey pour l'UMP "officielle", Savin pour l'UMP "dissidente" et le NC, Vitte pour les sans-étiquette,MoDem et divers droite).
Le décompte des grands électeurs, basé sur les chiffres légaux de population 2011 (recensement 2008), donne 2879 voix en tout. Evalués commune par commune, ils ont été ensuite agrégés par canton. Les cantons scindant les communes (Grenoble, Vienne, Bourgoin-Jallieu, Echirolles, Saint-Martin-d'Hères) ont été "fusionnés".
Nous avons tenu compte de la couleur politique de chaque commune, mais également de chaque canton, dans lequel le conseiller général a une influence certaine sur les élus sans étiquette. L'influence des présidents d'EPCI a également été mesurée.
La liste d'André Vallini, président socialiste du conseil général, se taille la part du lion. Elle peut a priori compter sur 1325 voix. Des élus de gauche bien sûr, mais également des sans étiquette, particulièrement dans sa circonscription.
Cependant, cette influence pourrait être concurrencée par la liste de Daniel Vitte, conseiller général divers droite de Virieu-sur-Bourbre, mais surtout président de l'Association des Maires de l'Isère. Cette liste comprend certes des élus penchant plutôt à droite, mais aussi des centristes gravitant autour du MoDem et un divers gauche.
Nous évaluons sa force à 416 délégués, et donc un siège, juste devant celle de Maurice Savin (400 voix). Dirigée par le conseiller général UMP de Domène, elle devrait ratisser dans le Grésivaudan, chez les centristes NC (le maire de Sassenage Christian Coigné y figure) et chez les UMP en rupture de ban, notamment dans la région de Vienne.
De quoi considérablement affaiblir une liste officielle de l'UMP, vraisemblablement conduite par Bernard saugey, sénateur sortant. Nous évaluons sa force à 625 voix, moitié moins que celle d'André Vallini.
Quant aux écologistes EELV, derrière Raymond Avrillier, ils sont à un minima de 113 voix. A noter que la présence de Serge Revel, ex-Vert, sur la liste Vallini, devrait les priver de précieux suffrages du côté du Pont-de-Beauvoisin, dont il est conseiller général.
Bien entendu, il ne s'agit ici que d'évluation, mais pas d'un pronostic.
La liste Vallini semble assurée de remporter deux sièges, celle de Bernard Saugey un ou deux. Le quatrième siège serait en balance entre Maurice Savin et Daniel Vitte, trop proches dans notre étude pour être clairement départagés.
Quant au cinquième, il reviendra à liste arrivée en quatrième position. EELV semble trop loin pour l'obtenir, mais notre évaluation place cette liste d'une vingtaine de voix en dessous du résultat des Verts en 2001.
Plus que jamais, le cinquième siège des sénatoriales, nouvellement créé en Isère, se trouve en balance. Emmanuel SAINT-BONNET

jeudi 26 mai 2011

Le N°1 des Cahiers de la Microgéopolitique vient de paraître

Le premier volume des Cahiers de la Microgéopolitique vient de paraître. Editée par Atlaspol Consultants et Solutions, cette collection de rapports passera au crible un scrutin, dans un territoire bien défini. Ce premier tome est consacré aux cantonales des 20 et 27 mars 2011 à Saint-Marcellin (Isère). Alors que le PS, largement dominant au conseil général, a conquis deux nouveaux cantons dans le nord Dauphiné, il cède Saint-Marcellin à une droite locale pourtant en pleine crise de gouvernance. Que s'est-il passé? Un micro-climat électoral a-t-il corrigé la tendance de fond? En 48 pages et une douzaine d'illustrations, Atlaspol Consultants et Solutions revient sur le contexte dans lequel est intervenu ce scrutin. Emmanuel Saint-Bonnet étudie la spatialisation des quatre candidats au premier tour, et les dynamiques de participation et de reports qui ont abouti au résultat final. Ce premier tome est vendu 12 € sous forme papier relié, 10 € en PDF. Tous les renseignements sur www.atlaspol.com/boutons/Cahiers1.htm. Un deuxième numéro est d'ores et déjà en préparation.

mardi 22 mars 2011

La géographie électorale de Marine Le Pen

La poussée du FN constatée lors de ce premier tour des cantonales permet d'esquisser la géographie de l'électorat de Marine Le Pen.
Ayant émergé à Hénin-Beaumont, terreau de grandes difficultés sociales, Marine Le Pen s'appuie souvent sur des cadres renouvelés, et adopte un discours davantage républicain et laïciste, avec quelques concessions sociétales (sur la loi Veil par exemple), là où son père Jean-Marie représentait une extrême-droite plus "classique".
Comment ce vote est-il spatialisé?
Sur notre carte, nous avons représenté, par département, le pourcentage de seconds tours avec le FN, ramené au nombre de cantons restant à pourvoir.
A première vue, elle épouse les contours de la carte du premier tour de la présidentielle de 2002. Dans de nombreux départements, le FN a d'ailleurs obtenu, en suffrages exprimés, à peu près le même niveau que le total Le Pen - Mégret lors de ce scrutin.
Le quart nord-est continue d'afficher son penchant pour l'extrême-droite, mais affiche cependant un ventre mou, des Ardennes au Jura, où le FN est présent dans moins du quart des seconds tours. Le secteur est moins peuplé et moins sujet à la péri-urbanisation, ce qui laisse supposer que l'électorat de Marine Le Pen est davantage urbain.
Ce constat semble confirmé par un véritable "encapsulage" de l'agglomération parisienne. Si les candidats FN se maintiennent dans les périphéries conservatrices de l'Oise et du Loiret, ils sont aussi présents dans les zones en pleines mutations sociologiques de l'Ile-de-France, comme la Seine-et-Marne et l'Essonne, ou ses franges normandes (Eure), où campagnes et zone péri-urbaines voisinent. La présence plus faible du FN en Seine-Saint-Denis montre que son implantation reste en halo autour des cités populaires. Il effectue cependant une percée dans le Val-de-Marne (32 % des seconds tours), département où la droite, davantage présente, a sans doute subi un "siphonnage".
Véritable surprise dans ce quart nord-est: les 50 % de second tour dans la Nièvre, département pauvre et de gauche, ce qui laisse ici aussi supposer que Marine Le Pen rencontre davantage d'écho que son père dans les zones les plus fragilisées.
Urbanisation et classes populaires semble aussi être un bon terreau d'extrême-droite dans la région Rhône-Alpes. Alors que le FN perçait régulièrement dans la Drôme, il n'est pour ce second tour présent que dans 13 % des cantons restant à pourvoir. En revanche il se maintient dans près de la moitié des circonscriptions de l'Isère et du Rhône, et plus du quart de celles de la Loire. Le contraste des deux Savoies est aussi troublant. Il essuie un relatif échec en Haute-Savoie mais reste en lice dans le tiers des cantons à pourvoir de la Savoie, où le niveau de vie est plus bas.
Le pourtour méditerranéen affiche toujours une bonne implantation du FN. Si les 86 % de seconds tours dans les Bouches-du-Rhône sont sans doute en partie dus aux soucis actuels de la majorité socialiste du conseil général, le reste est sans surprise, sauf l'Aude, qui jusqu'ici semblait épargnée par le phénomène. La faiblesse structurelle de la droite dans ce département est vraisemblablement liée à cette poussée. Pour le reste, Marine Le Pen retrouve ici l'électorat classique de l'extrême-droite existant au moins depuis la présidentielle de 1965.
Du Sud-Est, le FN essaime dans une partie du Sud-Ouest. Sa principale tête de pont est le Tarn (42 % des seconds tours), où subsistent quelques poches de pauvreté, notamment à Castres et dans le bassin de Carmaux. Il s'implante ensuite relativement bien dans la vallée de la Garonne, où il avait percé dans les années 80-90, jusque dans le Périgord.
Si le Massif Central reste indifférent au phénomène, sauf sur ses marges orientales, le Limousin semble aussi peu réceptif, à l'exception notable de la Haute-Vienne (22 % de seconds tours). Mais, dans ce département, sur 42 cantons, 17 recouvrent l'agglomération de Limoges, d'où un certain effet-loupe.
L'Ouest reste encore peu concerné, sauf, de façon marginale, dans la plupart des départements détenus par la droite. A l'exception de la Mayenne et de la Basse-Normandie, qui conservent leur identité modérée.
Quant à la Corse, elle continue d'ignorer superbement la famille Le Pen.
Emmanuel SAINT-BONNET

lundi 21 mars 2011

Bonne pioche pour Mireille d'Ornano à Echirolles-Est

Contrairement à la plupart des candidats FN lors de ces cantonales, Mireille d'Ornano possède une réelle implantation iséroise depuis une vingtaine d'années. Et contrairement à d'autres cantons du Sud-Isère où fut constatée une percée du FN, sa qualification au second tour à Echirolles-Est constitua une demi-surprise. Avec 23,69 % des suffrages exprimés, la candidate frontiste arrive derrière la communiste Sylvette Rochas qui obtient 31,06 %. Alors qu'en l'absence du sortant PCF Claude Bertrand, à qui les militants ont préféré Mme Rochas, on s'attendait à une poussée socialiste, le candidat PS Emmanuel Chumiatcher est éliminé, avec 16,94 %, à 49 voix devant l'écologiste Monique Lezziero. Avec 9,94 % des exprimés, la candidate UMP Magalie Vicente se contente de faire de la figuration. Ici aussi, l'abstention a en partie provoqué un effet-loupe. Le FN obtient exactement treize voix de moins qu'en 2004, alors que PS et PCF perdent environ la moitié de leurs électeurs. Ce constat doit être cependant nuancé. En 2004, si l'extrême-gauche et le PRG étaient présents, les écologistes ne faisaient pas partie de l'offre électorale. Provenant de surcroît des rangs communistes, Monique Lezzerio a vraisemblablement siphonné une partie des suffrages de la gauche classique. De plus, il est possible que le vote frontiste, qui est lui aussi sujet à l'abstention, soit en partie d'adhésion au discours de Marine Le Pen qui trouve de bons échos dans les quartiers sujets à la désespérance sociale et à la peur du déclassement. A noter que le FN, s'il est second dans la partie échirolloise, derrière les communistes, l'est également dans la commune davantage résidentielle de Bresson, mais cette fois derrière l'UMP. Si Mireille d'Ornano a fait une bonne pioche en se présentant ici, elle n'a aucune chance de remporter ce canton, où la gauche reste structurellement majoritaire.