dimanche 14 mars 2010

Frêche écrase presque tout sur son passage

35,2 % selon les estimations TNS-Sofres/Logica, rapportées par www.lemonde.fr. Le président (divers gauche, ex-PS) de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a littéralement écrasé ses adversaires au terme de ce second tour.
Celui qui voulut être roi de Septimanie distance largement la tête de liste UMP Raymond Couderc, qui obtient 20 %. Avec 13 %, la liste FN de France Jamet se hisse à la troisième place dans une région que l'extrême-droite a cogéré entre 1986 et 1992, puis 1998 et 2004.
Mais l'échec le plus cuisant est subi par la gauche officielle. La maire PS de Montpellier Hélène Mandroux, qui s'était dressée face à Georges Frêche, avec le soutien de la rue de Solférino, pointe à une humiliante sixième place. Elle est devancée par Europe-Ecologie, qui frôle la barre des 10 %, et par le Front de gauche qui obtient 8 %.
Les observateurs fixeront sans doute, jusqu'à l'obtention des résultats définitifs, la courbe d'Europe-Ecologie. Si elle passe les 10 %, une fusion sera possible avec les deux listes suivantes, qui éviterait un ralliement, sous une forme ou une autre, à Georges Frêche.
Ce qui, fondamentalement, ne changera pas grand chose à la donne.
Emmanuel SAINT-BONNET

Le Pen remis en selle en Provence-Alpes-Côte-d'Azur

Citées par www.lemonde.fr, les estimations de TNS-Sofres indiquent une course au coude à coude en tête en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur entre le président socialiste sortant Michel Vauzelle et la tête de liste UMP Thierry Mariani, avec 26 % chacun.
Un résultat honorable pour la gauche dans une région qui glisse globalement à droite depuis deux décennies. Considéré par certains observateurs comme un second couteau, Thierry Mariani ne parvient pas à s'imposer.
Légèrement en retrait par rapport à 2004, Jean-Marie Le Pen remet le FN en selle dans une région où il a souvent brillé, avec 20 %. De quoi relancer les spéculations sur sa succession à la tête de son mouvement.
Avec 11 %, la liste Europe-Ecologie de Laurence Vichniesky s'affiche bien en retrait par rapport aux Européennes de 2009. Vécue comme certain comme un parachutage, sa candidature aura eu de la peine à convaincre durant cette campagne.
Un premier tour qui éloigne presque tout espoir de reconquête pour la droite.
Emmanuel SAINT-BONNET

Peu de surprises en Rhône-Alpes

Selon l'estimation TNS-Sofres rapportée par www.lemonde.fr la candidate UMP François Grossetête serait légèrement en tête de ce premier tour des régionales en région Rhône-Alpes, avec 27,5 %. Le président PS sortant Jean-Jack Queyranne la suit de près avec 25 %.
Un résultat assez peu surprenant, Rhône-Alpes penchant légèrement à droite. Cependant, ces courbes pourraient très bien s'inverser dans la soirée, lorsque seront connus les résultats des zones urbaines.
La troisième place décrochée par la tête de liste Europe-Ecologie, avec 17 %, est en retrait par rapport aux élections européennes de juin 2009, mais dans un contexte de moindre abstention, ce qui confirme l'attachement de la région à l'écologie politique.
Les 14 % de Bruno Gollnisch (FN), eux, confirment le reflux de la vague sarkozyste sur le flanc est du pays au profit en partie de l'extrême-droite.
Emmanuel SAINT-BONNET

La guerre des collectivités locales vient de débuter

En appelant à la poursuite de la réforme des collectivités locales, dimanche soir dans sa première allocution après le premier tour des élections régionales, le Premier ministre François Fillon vient de déclencher une guerre qui pourrait déboucher sur une véritable jacquerie des élus locaux.
Le message gouvernemental est clair: les régions, et surtout "leurs dirigeants", sont fragilisés par la forte abstention constatée ce soir-là. Il faut donc réformer, reventiler les compétences, fusionner sans le dire départements et régions en remplaçant conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux aux contours mal définis. Et surtout, arme fatale et ultime, changer le mode de scrutin.
Notons au passage que le résultat de ce premier tour pourrait refroidir les partisans les plus zélés, dans les rangs de l'UMP, d'un scrutin majoritaire à un tour. Désormais, la droite de gouvernement n'a plus seulement un soucis de réserve au second tour, mais maintenant un véritable problème de leadership.
En persistant dans cette réforme qui cabrera de nombreux élus ruraux déjà inquiets face à la raréfaction des services publics, le gouvernement s'engage dans un affrontement dont la violence risque de s'amplifier d'ici à la présidentielle de 2012.
Il reste deux élections intermédiaires avant cette date.
Lors des cantonales de 2011, l'UMP risque de perdre de nouveaux départements au profit d'une gauche qui n'aura jamais bénéficié d'un maillage territorial aussi fort. Le parti de la majorité pourrait aussi faire face à une fronde de certains présidents de conseil général de droite, exaspérés par les retards des dotations d'Etat dans un contexte de désengagement sur de nombreux dossiers.
Cette fronde, si elle se déclenche, déboucherait alors sur une multiplication des listes dissidentes de droite lors des sénatoriales qui suivront en septembre. Et pourrait précipiter le basculement à gauche du Sénat, que prédisent d'ores et déjà certains analystes.
Nicolas Sarkozy, qui vient de voir son socle électoral se fissurer, aborderait alors sa réélection en position de faiblesse, dans un pays divisé.
Emmanuel SAINT-BONNET

Le socle sarkozyste bien fissuré

Les premières estimations officielles TNS-Sofres de ce premier tour des élections régionales, citées par Le Monde (www.lemonde.fr), indiquent une domination assez nette du jeu politique par le PS, avec 30 %. Suivent l'UMP avec 26,5 %, Europe Ecologie et le FN qui se disputent la troisième place autour de 12 %, et le Front de gauche à 6 %. Avec 4 %, le MODEM obtient un score décevant.
Premier constat, la personnalisation de cette campagne, avec des têtes de liste et surtout des présidents sortants très identifiés, semble avoir favorisé le PS, en provoquant une prime au sortant accentuée par les difficultés de la droite de gouvernement.
On le subodorait lors des dernières Européennes, c'est maintenant confirmé. Avec 26,5 % dans un contexte d'abstention concernant plus de la moitié du corps électoral, le socle sarkozyste sort bien fissuré de ce premier tour. On est loin des 31,11 % obtenus par Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle, avec une participation de 84,60 %.
Le score assez important du Front national est l'une des causes de ce désamour. Le mouvement de Jean-Marie Le Pen semble avoir récupéré une partie de ses électeurs siphonnés par Nicolas Sarkozy en 2007. L'examen des résultats dans les régions du flanc est devrait être à cet égard assez intéressant.
Avec un résultat équivalant, Europe-Ecologie arrive en deça de son score des Européennes de 2009, mais les résultats finaux, en voix, devraient être à peu près équivalants, l'abstention s'avérant moins importante. Ce qui est la preuve d'un réél enracinement dans le paysage politique.
Emmanuel SAINT-BONNET

L'abstention à 52 % selon TNS-Sofres et OpinionWay

L'abstention atteindrait les 52 % pour ce premier tour des élections régionales, selon TNS-Sofres et OpinWay, cités à 18 heures par le site Internet du journal suisse La Tribune de Genève (http://www.tdg.ch/). Un niveau record qui peut en partie s'expliquer par le fait que, pour la première fois, ce scrutin était organisé seul, et non couplé à d'autres (législatives en 1986, cantonales en 1992, 1998 et 2004) qui lui ont servi de levier les fois précédentes. Cela confirmerait aussi que l'enjeu de pouvoir de ces régionales reste assez flou pour les électeurs, malgré leur personnalisation plus forte qu'en 2004. Reste à savoir si ce faible enjeu sera corrélé à la dispersion des votes constatée souvent en parallèle. Emmanuel SAINT-BONNET

UMP et PS au coude à coude selon Le Soir

Le résultat de ce premier tour des élections régionales s'annonce serré, et la soirée électorale pourrait être riche en rebondissements, si l'on en croit le site Internet du journal belge Le Soir (lesoir.be).
Selon ses sondages sortie des urnes, annoncés à 18h14, la majorité serait à 29 %, talonné par un PS à 28 %. Suivraient des écologistes en pleine forme (14 %), un FN franchissant la barre des 10 %, un Front de gauche tirant son épingle du jeu à 7 % et un MODEM sombrant à 4 %.
Ce coude à coude en tête, en fin d'après-midi, pourrait tourner à l'avantage du PS, les bureaux de vote des grandes villes fermant à 20 heures. Or, l'électorat urbain s'avère plutôt favorable à la gauche depuis les dernières consultations.
Si cette tendance se confirme dans la nuit, le second tour s'annonce délicat, avec des Verts sans doute exigeants et un FN en embuscade dans au moins une dizaine de régions.
Quant à l'abstention, elle atteignait les 60,79 % à 17 heures, selon le ministère de l'Intérieur, soit dix points de plus qu'en 2004 (50,34 %).
Emmanuel SAINT-BONNET