lundi 8 décembre 2008

Pari réussi pour Christian Estrosi

Le "plan Estrosi" s'est déroulé sans accroc et même mieux que prévu. Dimanche soir, le poulain du président (UMP) des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a remporté dès le premier tour la cantonale partielle de Saint-Martin-Vésubie. Le score est sans appel (78,46 %), comme l'a annoncé dès dimanche soir le site du "Figaro" (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/12/07/01011-20081207FILWWW00200-saint-martin-vesubie-ciotti-ump-elu.php). Une tendance qui, il est vrai, s'est affirmée dès le comptage des premiers bulletins, comme l'a raconté lundi matin "Nice Matin" (http://www.nicematin.com/ra/nice/161413/nice-cantonale-partielle-eric-ciotti-elu-au-premier-tour). Député (UMP) depuis 2007, candidat malheureux à Nice I lors des cantonales de mars dernier, Eric Ciotti a réussi son implantation locale au delà de toute espérance. Le candidat PRG Paul Chomicki, qui avait battu son oncle, Alfred Kermes, en 1979, n'a pu rééditer l'exploit. Le conseiller sortant, Gaston Franco, avait il est vrai "chauffé le place" à l'enfant du pays, après avoir démissionné de son mandat pour rejoindre le cabinet de Christian Estrosi. Un chassé-croisé, dénoncé par la gauche, que décrit "Le Canard Enchaîné" du mercredi 3 décembre ("L'aile du roitelet Estrosi sur la baie des Anges"). Cette victoire de l'UMP, bien plus large que la dernière réélection de Gaston Franco au premier tour, démontre cependant la solidité des réseaux locaux du président du conseil général. Certes, ceux-ci sont davantage mobilisables dans un canton très rural comme Saint-Martin-Vésubie qu'en zone urbaine, mais la forte mobilisation qui a caractérisé ce scrutin (70,31 % selon "Nice Matin") révèle une réélle adhésion de l'électorat. Il y aura tout de même un deuxième tour à cette élection. Il se déroulera dans les jours prochains, avec la désignation d'Eric Ciotti dans le fauteuil présidentiel de Christian Estrosi. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, président de l'assemblée départementale depuis 2003, élu maire de Nice et redevenu député en 2008, pourra ainsi se mettre en conformité avec la loi sur le cumul des mandats. Certains observateurs murmurent déjà que cette élection pourrait également lui permettre de revenir au gouvernement. Emmanuel SAINT-BONNET

1 commentaire:

Pablo a dit…

C'est marrant... quand ailleurs en France les élus frappés par le cumul enlèvent une de leurs casquettes dans le mois ou les trois mois qui suivent, Estrosi, lui, se permet d'attendre quasiment un an, et même de bidouiller une cantonale partielle !
Dans l'Allier, en 2008, Jean-Paul Dufrègne a quitté la mairie de Saint-Menoux pour se consacrer à la présidence du CG03 (c'est autrement plus compliqué que de gérer Nice, l'agglo niçoise et le CG06 !). En 2010, Daniel Dugléry (UMP, maire de Montluçon), n'attendra pas un an avant de quitter son siège au CG03 (certes, dans l'opposition dans l'un ou l'autre...