dimanche 21 mars 2010

Jean-Jack Queyranne à la majorité absolue en Rhône-Alpes

Selon les estimations de La Tribune de Genève, confirmées par celles de France 2, le président (PS) de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne aurait dépassé les 50 % des électeurs exprimés, lors de ce second tour des élections régionales.
La gauche PS-écologistes-Front de gauche progresse donc de près de quatre points depuis les précédentes régionales, en 2004 (46,50 %). La droite, de son côté, en perd à peu près autant, le FN restant stable autour des 15 %.
Ici aussi il s'agit d'un enracinement de la gauche dans cette région relativement peu sensible à ses thèses. Les résultats détaillés seront à examiner de près, mais il est fort probable que la considérable progression des écologistes depuis 2004, en pourcentage, au premier tour (de 10,09 à 17,83 %) ait joué un rôle décisif dans cette avance très nette.
Emmanuel SAINT-BONNET

Ségolène Royal dépasserait les 60 % en Poitou-Charentes

Ségolène Royal, présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, aurait obtenu 61,1 % lors de ce second tour des élections régionales, face à Dominique Bussereau (UMP). Une information divulguée par le site www.tdg.ch du quotidien suisse La Tribune de Genève. Le déroulé de cette soirée devrait révéler si la candidate PS à la dernière présidentielle est la sortante la mieux réélue de ce scrutin. C'est en tout cas pour elle un succès personnel et une progression en pourcentage. Au second tour de 2004 Mme Royal avait attiré 55,10 % des exprimés dans une triangulaire avec l'UMP et le FN. Emmanuel SAINT-BONNET

Le PS garderait la Bretagne

Selon le site Internet du quotidien suisse La Tribune de Genève, www.tdg.ch, la liste du président (PS) du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, aurait remportée la triangulaire l'opposant à Bernadette Malgorn (UMP) et Guy Hascoët (Europe Ecologie) avec 49,9 % des suffrages exprimés.
Ce résultat confirmerait donc l'enracinement des socialistes dans l'Ouest, notamment en Bretagne, gagnée par le PS en 2004 après près de trois décennies d'un lent glissement à gauche débuté avec la prise du conseil général des Côtes-du-Nord par Charles Josselin en 1976.
Emmanuel SAINT-BONNET

L'UMP aurait remporté La Réunion

L'UMP serait au moins assuré de présider le conseil régional de La Réunion, à l'issue de ce second tour des élections régionales.
Selon le site Internet du quotidien suisse La Tribune de Genève, www.tdg.ch, le candidat UMP Didier Robert, maire du Tampon, aurait remporté 45 % des suffrages, battant ainsi président (Parti communiste réunionais) Paul Vergès, gêné par le maintien de la liste PS. Une victoire qu'il aurait déjà revendiquée sur Antenne Réunion.
Cette dernière, si elle devait être confirmée, empêcherait donc le PS d'accéder au grand chelem qu'il visait, malgré la situation politique un peu particulière du Languedoc-Roussillon.
A cet égard, ces régionales ne constitueront pas une exception à cette règle qui, depuis la première désignation des conseillers régionaux au suffrage universel, en 1986, n'a jamais vu ni la droite ni la gauche diriger toutes les régions.
Emmanuel SAINT-BONNET

lundi 15 mars 2010

L'UMP n'est plus à l'Ouest

L'adhésion ou non à la politique du président Nicolas Sarkozy a largement sous-tendus les votes, lors de ce premier tour des élections régionales, dimanche.
Force est de constater que le fameux socle électoral, dont se réclame le chef de l'Etat à chaque consultation intermédiaire, est sorti pour le moins ébréché de ce scrutin.
Dimanche, l'UMP a obtenu 5 066 826 voix. C'est un peu mieux que les 4 799 908 des Européennes de 2009, mais on est bien loin des 11 448 663 attirés par le candidat Sarkozy au premier tour de la présidentielle de 2007.
Abstention ou fuite vers le Front national? Sur le papier, ce n'est pas évident. Avec 2 223 760 bulletins, le parti de Jean-Marie Le Pen est loin des 3 834 530 obtenus par son chef en 2007.
Mais au plan géopolitique, le transfert apparaît plus clairement. En témoigne la carte des régions où le FN pourra se maintenir au second tour. Pas une seule du flanc est n'y échappe.
C'est cette même partie de la France qui avait permis à Jean-Marie Le Pen de se hisser au second tour de la présidentielle en 2002, et c'est une partie de ce capital électoral qu'avait siphonné Nicolas Sarkozy en 2007.
Cet électorat, notamment dans les bassins industriels en déclin, reste très instable. En témoigne la correction observée dans certaines circonscriptions populaires du flanc est (4e du Doubs, 2e de la Loire, 7e de la Meurthe-et-Moselle...) lors du second tour des législatives de 2007, après la bourde d'entre-deux-tours de Jean-Louis Borloo sur la TVA sociale.
Dimanche, l'UMP a vu filer encore un peu plus de cet électorat, reparti voter pour le FN, lorsqu'il ne s'est pas abstenu.
En difficulté avec le FN dans l'Est de la France, l'UMP n'est pas au mieux de sa forme dans l'Ouest. Si les bons résultats du PS ne sont pas une surprise dans les vieilles terres radicales-socialistes que sont l'Aquitaine, Midi-Pyrénées et dans une moindre mesure Poitou-Charentes, s'ils ne le sont plus en Bretagne, région qui a viré de bord au cours de la précédente décennie, ils étaient en revanche moins attendus en Pays-de-la-Loire (34,36 % en tête) et en Basse-Normandie (32,55 %, en tête mais cette fois en liste commune avec le Front de gauche), deux régions considérées comme gagnables par la majorité.
Surtout, l'avance socialiste y est bien plus nette qu'en 2004. Lors de ce précédent scrutin, la gauche avait créé la surprise en Pays-de-Loire en gagnant le second tour avec bien moins de réserves que la droite. En Basse-Normandie, arrivée seconde au premier tour, elle avait pu s'imposer dans une triangulaire avec le FN.
Si l'essai du PS devait être transformé dans l'Ouest au second tour, cela ne changera rien pour la majorité présidentielle sur le papier, mais sa géographie électorale en sortira un peu plus affaiblie.
Nicolas Sarkozy devra alors trouver d'autres ressorts pour s'imposer, s'il se représente en 2012, après des cantonales et des sénatoriales, en 2011, qui s'annoncent d'ores et déjà difficiles pour sa majorité, avec en toile de fond une réforme des collectivités locales qui risque fort de se heurter à une violente contestation.
Emmanuel SAINT-BONNET

dimanche 14 mars 2010

Le Massif Central rougit à nouveau

On pensait le communisme rural moribond dans le Massif Central, replié sur quelques débris géopolitiques hérités de la Résistance. Il semble, au vu des résultats officiels de ce premier tour des élections régionales en Auvergne et dans le Limousin, que le Front de gauche lui apporte un certain regain.
En Auvergne, le populaire député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne, tête de liste Front de gauche, atteint la troisième place avec 14,24 %. Un score réellement inédit dans cette région plutôt conservatrice, où le communisme ne s'est jamais vraiment imposé, à l'exception du département de l'Allier.
Ce succès est davantage celui d'un homme que d'une sensibilité. L'élection d'André Chassaigne, lors des législatives de 1997, a constitué une surprise, dans un contexte de reflux communiste. depuis, il a le temps de travailler son implantation, et de se faire le porte-parole des laissés-pour-compte de la crise et des habitants des zones rurales en mal de services publics.
Ce haut niveau empêche d'ailleurs le président socialiste sortant René Souchon, qui est coiffé sur le poteau par le candidat UMP Alain Marleix.
La situation est un peu différente dans le Limousin. Dans cette région aussi le Front de gauche arrive troisième avec cette fois 13,13 %. Ici aussi la question des services publics a joué à fond, notamment dans la Creuse, département symbole de cette problématique. Le PCF conserve de beaux restes en Corrèze. En revanche, ce sont ses anciens dissidents de la tendance Marcel Rigout, fondateurs de l'ADS (Alternative démocratique et socialiste), qui gardent un maillage territorial important en Haute-Vienne. Pour finir, l'union au premier tour avec le NPA a clairement créé une dynamique, qui a elle aussi gêné le président PS sortant Jean-Paul Denanot, qui doit se contenter d'un "petit" 38,06 %, alors qu'il aurait pu espérer obtenir le meilleur score de ces élections.
Emmanuel SAINT-BONNET

Frêche écrase presque tout sur son passage

35,2 % selon les estimations TNS-Sofres/Logica, rapportées par www.lemonde.fr. Le président (divers gauche, ex-PS) de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a littéralement écrasé ses adversaires au terme de ce second tour.
Celui qui voulut être roi de Septimanie distance largement la tête de liste UMP Raymond Couderc, qui obtient 20 %. Avec 13 %, la liste FN de France Jamet se hisse à la troisième place dans une région que l'extrême-droite a cogéré entre 1986 et 1992, puis 1998 et 2004.
Mais l'échec le plus cuisant est subi par la gauche officielle. La maire PS de Montpellier Hélène Mandroux, qui s'était dressée face à Georges Frêche, avec le soutien de la rue de Solférino, pointe à une humiliante sixième place. Elle est devancée par Europe-Ecologie, qui frôle la barre des 10 %, et par le Front de gauche qui obtient 8 %.
Les observateurs fixeront sans doute, jusqu'à l'obtention des résultats définitifs, la courbe d'Europe-Ecologie. Si elle passe les 10 %, une fusion sera possible avec les deux listes suivantes, qui éviterait un ralliement, sous une forme ou une autre, à Georges Frêche.
Ce qui, fondamentalement, ne changera pas grand chose à la donne.
Emmanuel SAINT-BONNET